Ile De France / Loisirs - Rencontres / Collection

Collection

 
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Mercredi, 23 Mai, 2012
La galerie Oblique présente LOUIS JOOS du 31 mai au 16 juin (Paris 04, Paris) Peindre la note bleue Et si la note bleue était noire ? Si Louis Joos avait su, seul, lui donner une âme de papier, d’encre et de silence ? Joos, c’est l’écrivain-dessinateur, un voyageur en encre de Chine, un biographe du pinceau. Sa vie est d...  -
Rencontre avec Patrice de Moncan à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage Promenades litté (Paris 01, Paris) http://www.librairie-delamain.com/ PROMENADES LITTERAIRES : LES PASSAGES COUVERTS DE PARIS « La lumière moderne de l’insolite…règne bizarrement dans ces sortes de galeries couvertes qui sont nombreuses à Paris. » ...  -
Vendredi, 18 Mai, 2012
Visite privée du Musée Clémenceau le mardi 22 mai (Paris 16, Paris) À l’occasion de la parution d’Articles et discours de guerre de Georges Clemenceau présenté par Jean-Jacques Becker, le musée Clemenceau, la Société des amis de Georges Clemenceau, la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives d...  -
EVENEMENT CASTERMAN Régric sera en signature le 24 mai à la Librairie Bulles en Tête (Paris 17, Paris) 1952-2012 Ces complots qui nous fascinent ! RENCONTRE AVEC RÉGRIC À l’occasion du 60ème anniversaire de la série et du nouveau titre « L’Éternel Shogun » paru le 11 avril dernier aux Éditions Casterman, Régric sera en dédicace à Paris le...  -
Vendredi, 27 Avril, 2012
La Galerie Petits Papiers présente "L'Ecume des jours" planches originales de Marion Mous (Paris 01, Paris) La galerie Petits Papiers présente en exclusivité l’intégralité des planches originales de L’Écume des jours de Marion Mousse, à l’occasion de la sortie de l’album le 9 mai prochain aux Editions Delcourt. Marion Mousse, habitué des adaptati...  -
Lundi, 23 Avril, 2012
Musée des Avelines, Nuit des Musées - « Place à la jeune scène française » (Saint Cloud, Hauts-de-seine) A l’occasion de la 8e édition de la nuit européenne des musées, le 19 Mai, le musée des Avelines de Saint-Cloud propose une soirée exceptionnelle conçue autour de l’exposition de Mathieu Cherkit, avec pour invités le groupe de rap « Dernier Re...  -
Vendredi, 13 Avril, 2012
La galerie Petits Papiers Paris / Illustration présente URBAN Dessins de Tom SCHAMP Du 4 au 26 mai (Paris 01, Paris) Du 4 au 26 mai 2012, la Galerie Petits Papiers consacre un solo show à l’illustrateur belge Tom Schamp. Maître de la couleur affirmée sur papier et carton, cet artiste polyvalent se confronte à la question de la ville et explore les concepts luxuria...  -
Jeudi, 12 Avril, 2012
Carlos Gasparinho "Time Lapse" (Paris 06, Paris) A l’occasion de la manifestation annuelle organisée par le Carrée Rive Gauche, la JAS Gallery présente le photographe portugais Carlos Gasparinho. Du 31 mai au 30 juillet 2012, Jessy et Alec Sellem exposent la série "Time Lapse". JAS ...  -
Lundi, 26 Mars, 2012
Performance Hervé Fischer (Paris 07, Paris) À l’occasion du solo-show d'Hervé Fischer, la Galerie Parisienne recrée les conditions de la Pharmacie Fischer. Le jeudi 29 mars à 19h, une performance donnera libre champ à l’artiste face à ses « patients », qui livreront leurs « maux contem...  -
Jeudi, 08 Mars, 2012
La Galerie Petits Papiers présente Trans-BD1 - Silvio Cadelo - (Paris 01, Paris) La Galerie Petits Papiers consacre, à travers une trentaine d’acryliques et de fusains de grandes dimensions, une importante rétrospective à l'artiste italien Silvio Cadelo. Auteur de Bande Dessinée et créateur du célèbre personnage « Envie de C...  -
Jeudi, 09 Février, 2012
LA PHARMACIE FISCHER S’INSTALLE À LA GALERIE PARISIENNE le 29 mars (La Galerie Parisienne, Paris) Du 22 mars au 22 avril 2012, la Galerie Parisienne annonce le retour d’Hervé Fischer sur la scène française à travers un solo-show qui présente une trentaine de ses oeuvres « historiques », datant principalement des années 1970. À l’occasi...  -
Mercredi, 08 Février, 2012
Faisons un rêve… Les choix de Guillaume Sébastien pour ArtParis 2012 du 29 mars au 1er avril (Paris 08, Paris) Pour sa 4ème participation consécutive à ArtParis, Guillaume Sébastien a choisi de braver les rigueurs de l’année 2012… Face à Marcoville, « sculpteur de rêves » au parcours muséal, la Galerie Guillaume présente une nouvelle génération dâ...  -
Jeudi, 02 Février, 2012
Exposition le "musée-maison de Mathieu Chekrit" au Musée des Avelines (Saint Cloud, Paris) Pour la 4e édition d’ « Un artiste – Un univers », le Musée des Avelines invite Mathieu Cherkit, jeune peintre figuratif originaire de Saint-Cloud, à investir les lieux en révélant l’« inquiétante étrangeté » de ses tableaux. A travers u...  -
Lundi, 24 Octobre, 2011
Robe de soirée, robe de cocktail, robe de bal, robe de soirée pas cher (Paris 05, Paris) Robedesoireefr.com est une boutique en ligne spécialisée dans les robes de soirée pour toutes les femmes. Notre magasin robedesoireefr.com, vous propose une grande variété de robes avec les dernières tendances et les styles les plus chauds à prix r...  €120.00
Jeudi, 25 Août, 2011
Isabelle b. participe au salon Créations et Savoir-faire (Paris 15, Paris) Du 16 au 20 Novembre, Isabelle b. installe son stand d'accesoires et bijoux de mode au salon n°1 des femmes créatives : Le salon Créations et Savoir-faire, à Paris, Porte de Versailles. Isabelle b. n'en est pas à son premier salon. En effet, c'es...  -
Jeudi, 11 Août, 2011
Première participation à Paris Photo d'Ilan Engel Gallery avec un focus sur Arnaud de Gramont (Paris 03, Paris) Pour sa participation au salon Paris Photo, du 10 au 13 novembre 2011, Ilan Engel Gallery conçoit un stand (n°A11) autour de la thématique des « Forêts contemporaines », entre force et fragilité, lumières et ombres. Ilan Engel présente ainsi les ...  -
Mardi, 02 Août, 2011
Ilan Engel Gallery propose "Fluorescence(s)" (Paris 03, Paris) Du 8 septembre au 22 octobre 2011, Ilan Engel Gallery expose pour la première fois des photos d’Arnaud de Gramont aux côtés d’œuvres d’Eric Michel, dans une exposition intitulée « Fluorescence(s) ». Ilan Engel proposera également cette confr...  -
Lundi, 01 Août, 2011
Exposition "Place aux jeunes" (Paris 08, Paris) Du 22 septembre au 5 novembre, Guillaume Sébastien fait « Place aux jeunes ! » avec une exposition qui invite à découvrir cinq jeunes artistes pleins de talent. Réunis par le critique d’art Alexandre Crochet1, ils incarnent la relève dans le d...  -
Vendredi, 22 Juillet, 2011
Tornabuoni Art participe à la FIAC du 20 au 23 octobre 2011 (Paris 08, Paris) Pour sa dixième participation à la FIAC du 20 au 23 octobre 2011, Tornabuoni Art imagine un accrochage qui met à l’honneur les grands noms de l’art italien de la deuxième moitié du XXème siècle, tels qu’Alighiero Boetti, Agostino Bonalumi, Al...  -
Mercredi, 13 Juillet, 2011
Le Louvre des Antiquaires présente "Mémoires d'Opiums" (Paris 01, Paris) À partir de septembre, le Louvre des Antiquaires propose une exposition consacrée aux rites et pratiques de l’opium fumé en Chine au cours du XIXème siècle : « Mémoires d’Opiums ». Dans le décor reconstitué d’une fumerie d’opium, Dominiq...  -
Mardi, 12 Juillet, 2011
Art Paris Art fair: une nouvelle vocation pour 2012 (Paris 08, Paris) Art Paris Art Fair : une nouvelle vocation pour 2012 La promotion des scènes artistiques européennes Rendez-vous printanier pour l’art moderne et contemporain, Art Paris Art Fair, qui se tiendra du 29 mars au 1er avril 2012 au Grand Palais, évolu...  €10.00
Martin Gerboc présente Iconoclasme à la JAS Gallery (Paris 06, Paris) Après avoir pris part à « Decadence now ! », une exposition collective remarquée à la galerie Rudolfinum (Prague) qui réunissait notamment les Å“uvres de Damien Hirst, Jeff Koons, Robert Mapplethorpe, Andres Serrano ou encore Cindy Sherman, Martin ...  -
Samedi, 09 Juillet, 2011
TRAITEUR CACHER (Paris 09, Paris) Nous vous offrons une organisation irréprochable qui séduira vos hôtes les plus exigeants. Traiteur beth din: traiteur cacher beth din Notre philosophie: Offrir à chacun les solutions les mieux adaptées. Traiteur beth din: traiteur casher beth d...  -
Mercredi, 29 Juin, 2011
Rétrospective d'Enrico Castellani à la galerie Tornabuoni Art (Paris 08, Paris) Du 14 octobre au 17 décembre 2011, la galerie Tornabuoni Art présente, à travers environ 45 Å“uvres, une magistrale rétrospective consacrée à Enrico Castellani. Connu pour ses toiles monochromes en relief, Castellani (né en 1930) est une figure i...  -
Mardi, 07 Juin, 2011
Marrakech Art Fair (Marrakech (Maroc), Paris) La deuxième édition de la foire d’art moderne et contemporain Marrakech Art Fair se déroulera au Palace Es Saadi du 30 septembre au 3 octobre 2011. Pour sa deuxième édition, Marrakech Art Fair souhaite donner une plus grande place à l’art con...  -

Loisirs - Rencontres aussi dans la presse :

Manifeste
Philippe Blanchon est poète etécrivain, il est né en 1967. Il a publié Le poème de Jacques suivi de L’Ambassadeur aux éditions Mona Lisait en 2001, La Nuit Jetée en 2005 et Capitale sous la neige en 2009 aux éditions l’Act Mem, volumes qui constituent les fragments d’une vertigineuse fiction en vers dite depuis plusieurs voix et semblant devoir s’étendre sans fin. Ses poèmes antérieurs ont été repris sous les titres Le reliquat de santé (La Courtine, 2005) et Janvier (La Part Commune, 2009). Editeur, il a publié plusieurs textes inédits d’auteur majeurs de poésie moderne, William Carlos Williams, E. E. Cummings, Jean Legrand, Eugenio Montale, Italo Svevo, Herman Melville, ou encore Charles Olson, notamment. Un moment la question se pose de savoir si l’on doit classer les livres de sa bibliothèque par genre, par auteur, par collection, par domaine. Tentation formaliste parfois de regrouper toutes les couvertures rouges des quadriges de puf, le jaune des Verdier etc. Le problème avait retenu Perec et il semblait qu’aucun classement ne pouvait convenir à une pensée qui les dépasse tous et ne cesse de se jouer des genres. Le plus souvent les choses finissent par s’agréger par affinités, ordre de lecture, outils d’un travail en cours : en un aménagement personnel. Les éditions publie.net n’échappent pas à cette nécessité de ranger pour orienter et à l’interpénétrabilité des rubriques, au flou des frontières : atelier des écrivains, zone risque, voix critiques, formes brèves… plus repères que rubriques. Le texte de Philippe Blanchon se présente sous le titre de Manifeste et nous renvoie à ces périodes modernes qui les virent fleurir dans les poches d’une jeunesse inspirée : manifestes surréalistes, cubistes, futuristes, dada… ainsi énonce-t-il quelques positions, déclare-t-il quelques oppositions. Mais très vite sa forme dépasse son objet, comme par ironie, pour devenir poème. Poème dessous lequel perce quelque pamphlet (à la manière du Julien Gracq de la littérature à l’estomac), journal critique d’un philologue croisant les auteurs de ses lectures en une curieuse réunion posthume, histoire d’un dialogue fertile entre poésie et roman jusqu’à la confusion des genres (On retrouve ici cet élan idéal, cette utopie féroce des Manifestes). Poème critique qui jouerait dans la forme ce qu’il énoncerait dans le fond, fond et forme ne faisant alors plus qu’un. « Et les frontières disparaissent (se nomment pour disparaître), écrit-il. » (On entend à mi-mots cette critique du français qui sépare la théorie du littéraire quand les anglo-saxons ou les russes réunissent.) Critiques de ceux qui s’acharnent encore à distinguer, à désunir : « vous faites de la peinture abstraite ou figurative ? », demandera-t-on à un peintre, n’admettant aucune confusion et se coupant par là même de comprendre quoi que ce soit à la peinture. Curieux objet en somme que ce Manifeste quiéchappe à nos bibliothèques ou qui y a plus que tout autre sa place. JL
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L’hypothèse
Le film est une ville de signes, de formes, de lumières, il n’est pas impossible que s’y déroule dans l’image une vie où entre en jeu ces éléments. Mais ce n’est pas là ce qui me charme dans l’hypothèse du film. Je suppose que celle-ci constamment va naître, est née, va mourir, est morte : qu’elle est un enchevêtrement maniéré de tombes et de berceaux. Éric Rondepierre (extrait) Qu’est ce qui demeure dans une image quand on la prive de mouvement ? Et qu’on la garde, ainsi déplacée dans l’immobile d’une page, récit coupé du monde ? Qu’on la regarde enfin, et qu’on l’écrive, dans l’espace manquant entre le film et ce qui lui donnerait sens ? Le travail de Rondepierre, en décapant les formes mortes du film, prélève et travaille l’image du cinéma non comme une image prélevée seulement, mais manquante : manque du film autour, manque de l’image qui pourrait achever le film (le mettre à mort). L’Hypothèse que propose Rondepierre à la collection Portfolio de publie.net (et c’est pour nous marque de confiance et d’encouragement que nous fait l’artiste en confiant ce travail à cette jeune collection) est traversée fulgurante à la fois d’un travail personnel entrepris depuis près de vingt ans, et traversée diffuse de ce qu’on aimerait nommer histoire(s) du cinéma, si le titre n’avait pas déjàété celui utilisé il y a quelques années par Godard. Traversée non pas latérale, mais en profondeur, dans les entrailles de ce qui fait l’image et défait le récit cinématographique : le montage, la ligne, le mouvement. Traversée non de son histoire, mais des histoires que dépose chaque image d’un film qui dirait l’histoire même de l’origine de l’image. Traversée de chaque image, fouillée, éventrée, creusée d’autres images sans doute, dans l’excédent apporté de la griffure ou de l’exposition : creuset multiple des morts et des renaissances qui peuplent l’image. Sur un espace court et puissamment dominé, ce que l’artiste traverse également, c’est son propre regard devant l’image cinématographique, et c’est l’écriture qui en retour recueille ce regard pour l’écrire littéralement, déterminer ce qui, entre le regard et l’image manque aussi. Si on a voulu que cette collection joue l’articulation d’un travail plastique et d’un travail d’écriture, Eric Rondepierre travaille précisément la plasticité de l’écriture dans les réseaux secrets constitués entre chaque page, et l’écriture de l’image dans ce qu’elle peut raconter, isolément. L’hypothèse d’un manque à partir de laquelle se construit cette traversée est le levier quasi-hypnotique qui conduit autant l’écriture que la lecture : ce qui manque, c’est toujours ce qui achèverait le tout ; le film qui manque, c’est celui qui reste à faire, celui qui donnera sens à ceux qui ont été faits, celui qui achèvera l’origine autant que la fin. L’hypothèse : et si ce manque était toujours ce mouvement qui donne naissance à l’image, et si la traversée (de l’écriture, de la lecture) était ce geste au-devant du manque pour le maintenir à l’état de manque, c’est-à-dire finalement, d’appel ? Évocation trouble et mouvante, peut-être, de ce que disait René Char lorsqu’il écrivait « Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir » Arnaud Maïsetti Artiste et écrivain, Eric Rondepierre à réalisé de nombreuses expositions en France et à l’étranger et publié plusieurs livres aux éditions du Seuil ( Placement, La nuit Cinéma ), Léo Scheer ( Toujours rien sur Robert, Carnets ) et Filigranes ( Contrebandes, Apartés, Moires ) notamment. Son travail est présent dans les plus prestigieuses collections internationales, le Moma New York, le Centre Pompidou Paris, le FNAC et à inspiré de nombreux textes et articles de la part d’auteurs tels que Daniel Arasse, Jean-Max Collard, Bernard Comment, Hubert Damisch, Catherine Millet ou encore Marie-José Mondzain. Il enseigne à Paris 1 depuis 1996. Attiré dès ses années de formation autant du côté du texte que de l’image, comédien, performer, c’est au début des années 90 qu’Eric Rondepierre commence à explorer les « angles morts » du dispositif cinématographique extrayant des photogrammes prélevés à la continuité fugace des séquences pour les donner à voir comme un monde caché du film. Rapidement cette activité se double et se complète de celle d’écrire : les livres d’Eric Rondepierre, mêlant la fiction à l’autobiographie et revenant avec insistance sur ses obsessions de plasticien, accompagnent et prolongent l’exploration de sa vie un peu comme on tâte dans l’obscurité les parois d’une pièce pour s’en figurer les volumes. Dans L’Hypothèse , livre réaliséà l’invitation de Publie.net, « L’auteur s’arrête quelques instants sur vingt ans de production photographique et contemple son œuvre. Une sorte de traversée narcissique du miroir qui est aussi une plongée à l’intérieur d’un film qui manque. » Jérémy Liron  Site personnel de Éric Rondepierre  Présentation de l’artiste sur le site du CERAP de l’Université Paris 1 échos de ce livre sur internet, avec les retours de :  Erwann Perrin, sur Paris Photographies  Muriel Berthou Crestey, sur Vite vu, le blog de la société française de photographie
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Sarajevo, lignes de fuite
Là-bas je suis allé là-bas, pour voir, ai vu : plein champ, hors champ, lignes et courbes, de bout en bout. J’ai vu Sarajevo, laquelle ? J’ai vu j’ai vérifié, la carte ne quittait pas mes mains, pliée dépliée sans cesse. J’ai vu Sarajevo, laquelle, Sarajevo, a vu [la guerre]. [la guerre] moi je ne sais pas, pas vu : ai cru lire, parfois, en braille, [la guerre] aveugle, ai cru déchiffrer tâtonnant, déduire de l’eczéma des murs. [la guerre] j’ai entendu tonner son assourdissant silence, d’après l’assaut et son bruit total, silence d’après qui va avec. Plein champ hors champ, le silence vit dans les photos, rampant parfois dans les marges - fait une traînée grasse dans l’espace, autour. La ville elle vue, en 2004, elle vit sa vie : quotidienne/fanfaronne/ quincaillière/bricoleuse, chamaillée. Selon son cours ordinaire d’avant neige imminente. La ville elle bouine, joue. S’en fout pas mal, moi et mon œil notre, mouvant, biais (c’est la gêne). [la guerre] là-bas ça fait dix ans, là-bas on fête l’enfance : eux les seigneurs, enfants qui jouent, leur rire résonne, partout, limpide. Et moi nous on y marche mêlé, traces mêlées comme du sang échangé,marche à travers Sarajevo, qu’on croit lire qui sitôt s’efface. Allés y foutre quoi, Sarajevo 2004 : comprendre mais comprendre quoi : [la guerre] ? Quoi, alors. Sarajevo, avant-poste d’incertain réel, contamine contaminera (les ruines présagent) : allés peut-être apprendre, lire dans son passé marqué, un peu de quoi dira notre futur : ce que je vois je le revois, je marche ensemble dans l’informé, toutes extrémités tendues à se rompre, à battre l’air pour démasquer, démasquer qui : huit lettres. Derrière les signes, alors. Voir l’envers de l’image, tenter. Pour voir. GB Un travail important, parce qu’il ne s’agit pas d’aller photographier l’autre : c’est notre ville, c’est toutes les villes, c’est habiter la ville. Et la violence, là-bas déchaînée, atteignait le sol de vieille Europe, le nôtre, et d’ailleurs c’étaient nos avions, au-dessus, et c’est notre temps au présent. Rien d’une menace loin. La parole (à cause de cette incise, dans le texte : La guerre parle……… de Guénaël Boutouillet scrute ces parcelles d’espace et ces gestes d’homme, la photographie s’interroge en permanence sur sa légitimitéà traquer le beau, à justifier de sa curiosité, si elle n’est pas d’abord sur nous-mêmes. Dans la démarche de publie.net, il s’agit d’ouvrir le site à ces réflexions en acte, et utiliser l’ordinateur pour s’y glisser, comme nous le faisons en permanence dans nos recherches et navigations. On donne ici la propre mise en page des auteurs, ce qu’ils ont voulu graphiquement du rapport texte/image. FB Guénaël Boutouillet vit à Nantes, il est membre actif de l’équipe remue.net , qui a accueilli de premières mises en ligne de ce travail. Et fiers d’accueillir dans cette collection Alexandre Chevallier, dont le travail et le site sont comme un indicateur sismique des fissures du monde...
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